> Vous avez dit « éducation populaire » ?
Une démarche commune
Des objectifs :
. d’éducation et de construction du sens critique des personnes (émancipation individuelle) ;
. de construction d’une conscience de groupe, indispensable pour faire naître l’action collective (source de développement des personnes et outil de transformation sociale).
Culture et Liberté, Rapport « Être mouvement d’éducation populaire aujourd’hui », mars 2007
Un ancrage historique (quelques repères chronologiques)
L'histoire de l'éducation populaire précède celle de l'école laïque, gratuite et obligatoire. Elle s'ancre dans la volonté de donner à ce qu'on appelle alors "le peuple" les éléments de la connaissance nécessaires à son émancipation par la connaissance et la prise en charge de son propre destin.
On peut faire remonter les origines intellectuelles au mouvement des Lumières (Condorcet), mais surtout au XIXe siècle. La Révolution de 1848 : premières expériences d'écoles du peuple. Deuxième moitié du XIXe siècle : premier élan du mouvement (1866 : création de la Ligue de l'enseignement), multiplication du mouvement des universités populaires liées à l'Affaire Dreyfus au tournant du siècle.
Début du XXe siècle, l'histoire de l'éducation populaire est très liée à celle de la l'émergence des premiers patronages, colonies de vacances et mouvements de jeunesse.
Léo Lagrange devient le premier sous-secrétaire d’État à l’organisation des Sports et Loisirs au sein du gouvernement de Front populaire (juin 1936). Cette époque constitue en outre une étape décisive dans l’émergence d’un mouvement associatif conscient et organisé.
Seconde guerre mondiale, certains de ces mouvements entrent dans la clandestinité, d'autres mouvements d'éducation populaire naissent de la Résistance.
Seconde moitié du XXe siècle, la structuration de la profession d'animateur constitue un fil conducteur de l'éducation populaire.
> Un Livre ouvert sur nos relations avec les pouvoirs publics régionaux
Marquant sa volonté d'établir des liens de nature politique (au sens citoyen) et un partenariat réel avec les pouvoirs publics (et en particulier avec le Conseil régional) sous une autre forme que les appels d’offres de plus en plus fréquents qui instrumentalisent les associations en les réduisant au rang de prestataires de services, l’ARDEVA-CRAJEP s’est engagée depuis 2004 dans une démarche d’écriture collective d’un Livre ouvert.
Ce livre poursuit un double objectif :
> Une commission culture – éducation populaire
En décembre 2004, une commission culture a été créée au sein de l’ARDEVA-CRAJEP afin de mettre en oeuvre des chantiers communs. Elle suscite des échanges entre les réseaux d’éducation populaire franciliens et a pour objectif, à plus long terme, de donner une meilleure visibilité aux pouvoirs publics régionaux (État et Conseil régional) des actions culturelles menées dans nos associations. Elle offre un cadre permanent de réflexion politique sur les pratiques et actions culturelles. Dès 2006, la commission a impulsé des visites inter-réseaux de lieux et/ou d’expériences d’actions culturelles menées dans des structures d’éducation populaire. Depuis 2008, elle anime un cycle de rencontres autour de la mémoire et de l'histoire de l'immigration.
Plus d'infos sur notre page conscarée à cette commission
Depuis 2007, la commission Formation professionnelle de la CRAJEP s’est donné pour objet de :
Plus d'infos sur notre page consacrée à cette commission
> Un groupe de travail et d’échanges sur l’information et la communication
L’initiative a été prise depuis 2006 de réunir régulièrement les chargé-e-s de l’information et de la communication des réseaux membres de la CRAJEP. L’objet de ces rencontres est de développer les échanges pour coopérer davantage et engager une dynamique de réflexion et d’action inter-réseaux afin de :
Plus d'infos sur notre page consacrée à ce groupe de travail